"Le goût du crime"

   Réalisation de photographies sur le thème des faits-divers pour illustrer le dossier

  " Le goût du crimes ", pour  le Monde 2, juillet 2009.

 

« J’ai commencé à mettre Yvon en sacs »

 

Le 21 septembre 1999, la jeune Gabrielle M. découvre des sacs-poubelles à la sortie d’Harcourt commune du nord-est de la France. Interpellée par l’odeur, elle ouvre un des sacs et découvre un pied humain. Jocelyne R. avouera plus tard avoir mis Yvon, son mari « en sacs ».

 

«Yvon était habillé et je lui ai retiré son pantalon, et ses baskets bleu marine. Les chaussettes, non, elles étaient restées. (…) À ce moment-là,le buste était intact. Je l’ai mis sur le ventre et j’ai coupé le long de la colonne vertébrale dans le sens de la hauteur pour faire deux pièces, en coupant dans l’os comme les cochons.» Jocelyne R.

 

 

« J’ai pris le rouleau de sacs, noir, 30 litres à peu près, entamé, à la cuisine, et la hache. Je les avais achetés au Lidl car je vais toujours là où c’est le moins cher. J’ai commencé à mettre Yvon en sacs, un pied et le jarret, l’autre pied et l’autre jarret. (…)Ça faisait bien à peu près 12 sacs. » Jocelyne R.

 

 

La bouchère

Catherine K. 50 ans, bouchère aux abattoirs, dépeça John, son mari, et pendit la peau à une porte. Elle lui coupa ensuite la tête et la cuisina avec des légumes dans une cocotte puis la servit à ses enfants. La peau a été recousue post mortem sur le corps de John.

 

 

Le mini - slip

Michel H., 35 ans est découvert au Spartacus, rue Terraille à Lyon, le 1ermai 1985 vers 17 heures, le crâne fracassé, en mini-slip, à cause d’un strip-tease qui a mal tourné. Son assassin portait un nœud papillon rouge.

 

 

« Aspirée »

Parce qu’elle buvait trop, un homme de 45 ans étrangle son épouse avec le cordon de son aspirateur, « je n’en pouvais plus», dira t’il à son fils.

 

« Le tueur à l’oreiller »

Yvan K, paysagiste, dit le « tueur à l’oreiller » s’est pendu après son arrestation, avec les lacets de ses chaussures montante en toile. Ce « bon mec » qui portait des « godillots de cuir en hiver, Pataugas en été », « qui ne laissait jamais sa tronçonneuse dans la fourgonnette », est accusé d’avoir tué 23 vieilles dames en Alsace. Toutes ses victimes reposaient dans leurs lits, les bras le long du corps, draps remontés jusqu’au menton.